Mieux s’organiser – Que faire lorsque nous avons peur de ne pas réussir ?

In Mieux s'organiser - Pilier 2 by Ismail SadkyLeave a Comment

A l’école ? 3 clés pour éviter la peur de l’échec!

1. Offrir un environnement adapté,

2. Valoriser les efforts, le processus, la manière de faire, les progrès,

3. Inciter les enfants à prendre des risques et à accepter l’idée d’échouer.

Lorsque les situations sont adaptés à une prise de risque mesurée, nous osons et donc nous avons moins peur de l’échec.Nous mettons donc l’accent sur le travail fourni ce qui permet de comprendre que nous pouvons progresser et donc l’échec nous effraye moins. C’est un cercle vertueux.

Se poser les questions suivantes pour s’habituer à progresser :

« Quel a été mon rôle dans cet échec ? », « Qu’est-ce qui est de ma responsabilité ? », « Qu’est ce que je peux contrôler ? », « Qu’aurais-je pu faire différemment ? », « Qu’est-ce que je peux apprendre de cet échec ? »

Rami Mahmoud lors d’une conférence du TEDx ( en Anglais ) propose cette technique pour les enfants:

En conclusion , il y a des niveaux de peur plus ou moins élevés et lorsque nous prenons une décision , nous nous basons sur une expérience antérieure par systémie nous sommes donc influencé par la manière de voir cette expérience. Cela peut se traduire par un échec ou une réussite . Par définition la peur nous est utile car elle nous présente un danger cependant la peur de l’échec peut engendrer des difficultés pour les décisions de nos vies.

Pour une personne à fort niveau de peur, tout doit être parfait que ce soit la première ou la quinzième fois qu’elle réalise l’action, elle vise la perfection. alors que pour les personne à faible niveau de peur ne craigne pas l’imperfection.

Pour une personne à faible niveau de peur la perfection n’existe pas car il existe toujours quelqu’un de plus intelligent, de plus, de plus… Tout est question de perspective. Ces personnes raisonnent en termes de progrès et de croissance pour identifier leurs propres limites et surtout les surmonter.

En cas de succès, les personnes à faible niveau de peur ne veulent pas refaire la même chose car elles recherchent le défi. L’échec est pour elle un moyen de s’améliorer.

La satisfaction immédiate engendre pour un enfant  la dévaluation de la notion d’efforts et il ne faut pas éliminer les occasions de connaitre l’échec.

Les enfants développent en classe des stratégies efficaces face à le peur de l’échec : pour éviter les erreurs, ils ont appris à les générer ! Ils évitent consciemment et consciencieusement de mettre les efforts nécessaires dans une tâche. Quand ils échouent, ils peuvent ainsi se trouver des excuses  en disant qu’ils n’ont pas mis assez d’efforts dans la tâche pour réussir, qu’ils n’étaient pas à 100%.

Pour qu’un enfant (et même un adulte) accepte de prendre des risques même face à une situation comportant une forte probabilité d’échouer, il est nécessaire de préparer l’environnement et de diminuer les dommages possibles à long terme.

Il faut donc :

  • assurer des situations peu risquées ,
  • proposer ces situations encore et encore aux enfants sans chercher à les mettre en difficulté,
  • les laisser tomber et se relever,
  • les accompagner, leur montrer, répondre à leurs questions sans faire à leur place,
  • les laisser apprendre petit à petit
  • les aider à prendre confiance jusqu’à ce qu’ils soient prêts à sauter sur un sol en dur

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