Comment améliorer sa confiance en soi ?

In Mieux se motiver - Pilier 3 by Ismail SadkyLeave a Comment

Avant de commencer il est important de tuer 3 mythes:

  • Mythe 1 – La confiance en soi est une attitude mentale ( c’est plus un sentiment viscéral qui vient du ventre donc physiologique )
  • Mythe 2 – L’estime de soi est déterminée par notre passé ( on ne peut pas changer le passée donc la confiance en soi émane d’un état de présence )
  • Mythe 3 – Le regard des autres n’est pas important ( on ne peut pas ignorer : l’être humain est un animal social )

Améliorer sa confiance en soi en se raisonnant?

Vous avez peut-être eu ce langage interne: « Allé ! Fais un effort; prends sur toi; tu es assez intelligent; tu mérites ça; d’autres y arrivent, pourquoi pas toi?; il suffit de se lancer; … » Dans ce type de langage, vous relativisez intellectuellement votre manque de confiance. Vous savez que votre manque de confiance n’est pas  justifié, et vous essayez de vous raisonner et de vous motiver à agir.

Mais voilà, une fois dans le coeur de l’action, toute votre motivation semble se faire submerger par un océan de doute qui s’installe en vous. Vous perdez vos moyens, et vos affirmations se dissolvent dans la confusion de votre esprit. Vous n’avez alors envie que d’une chose, c’est de vous sortir de cette situation inconfortable.

Pourquoi perdez-vous vos moyens dans certaines situations?

Le manque de confiance est dû à la physiologie de défense qui est une réaction instinctive profondément ancrée en soi. Lorsque cette physiologie s’enclenche, la partie du cerveau (cortex préfrontal) qui permet de relativiser n’a plus le contrôle. C’est le système de protection du cerveau (système limbique) qui tient les rênes, et qui va vous immobiliser malgré toute votre volonté.

La physiologie de défense c’est le fonctionnement de votre cerveau/corps qui change lorsque vous percevez consciemment ou inconsciemment un danger. Aussi appelée réponse de stress, ou réponse combat/fuite, la physiologie de défense modifie vos niveaux hormonaux (augmentation du cortisol), votre tonus musculaire, votre rythme cardiaque et respiratoire, et augmente le sentiment d’anxiété pour vous garder vigilant. Tous ses ressentis sont souvent perçus comme un manque de confiance par la personne qui les vit lors de certaines situations.

C’est la peur irraisonnée face à une petite araignée.

Son corps va l’empêcher de s’exposer à ce danger. Plus elle va essayer de dépasser sa peur et plus la réponse du corps va se faire forte. Elle va transpirer, avoir les jambes qui flageolent,  ressentir une forte angoisse et peut-être même perdre conscience. Sa physiologie va l’empêcher par tous les moyens possibles de s’exposer à ce « danger ».

Le raisonnement est impuissant face à ce puissant instinct de survie.Se raisonner ne suffit pas. Et il est donc important de ne pas culpabiliser face à son manque de confiance. Ne soyez pas trop dur avec vous même en croyant que vous devez faire plus d’effort ou être plus courageux.

La clef pour reprendre une solide confiance en soi – garder l’accès à ses ressources (réflexion, capacité d’expression, humour…) en toutes situations – est de diminuer l’emprise de la physiologie de défense. C’est de faire en sorte que le corps ne se mette pas immédiatement en mode de défense dès que vous êtes dans un cadre nouveau ou inconfortable.

Trouver une réponse adéquate face aux situations inconfortables

Il ne s’agit pas de plus avoir de réaction de retrait (physiologie de défense): cela est non seulement impossible, cela nous mettrait en réel danger, car le retrait est parfois nécessaire. Il s’agit plutôt de permettre une utilisation adéquate de cette réaction de défense.

Nos pensées et notre perception du monde sont les principales sources de la physiologie de défense. Ils alimentent l’impression de stress et de danger.

Votre cerveau scanne sans cesse l’environnement pour un potentiel danger. Cela peut s’accompagner d’un certain degré d’anxiété pour vous garder vigilant surtout lorsque vous vous trouvez dans un cadre non familier.

Le cerveau a appris à se focaliser sur les événements négatifs pour nous protéger selon les professeurs Rick Hanson et Richard Mendius, coauteurs du livre Buddha’s brain (éd. New Harbinger).

– Après quelques échecs, on a tendance à se focaliser sur le négatif dans sa vie, mais il est difficile de se sortir de cette négativité malgré de nombreux succès suivants (source: Seligman 2006).

– Une information négative à propos d’une personne a plus de poids qu’une information positive (Peeters and Czapinski 1990).

– Et, dans une relation de couple, il faut en moyenne 5 interactions positives pour contrecarrer les effets d’une seule interaction négative (Gottman 1995).

Cela peut créer un cercle vicieux qui engendre un manque de confiance en soi .

Confiance en soi

Pour ne plus nourrir la manque de confiance en soi vous devez apprendre:

  • à observer votre état qui le résultats de vos pensées qui sont en lien avec nos émotions et actions , ce qui permet de désamorcer l’effet négatif des pensées,
  • à réaligner vos actions avec vos ressentis pour gagner une tolérance plus grande face au stress,
  • à trouver votre moyen d’expression.

Synthèse

– La confiance en soi est un état dynamique

– Créer l’espace et le temps nécessaire pour réapprendre à observer et à ressentir ce qui se passe en vous

– La physiologie de défense nous prive de nos moyens (sentiment de manque de confiance)

– Le mental a tendance à se focaliser sur le négatif ce qui va renforcer la physiologie de défense

– Nous ne pouvons pas directement agir sur la physiologie de défense, car c’est un réflexe

– Nous pouvons par contre arrêter d’alimenter et de renforcer la physiologie de défense en nous concentrons sur notre langage interne (nos pensées)

Un enfant ne naît pas avec un manque de confiance. Si les réactions de soumission et de peur sont génétiquement programmées, elles ne deviennent une habitude que lorsque l’enfant a appris à avoir peur de certaines situations. Son cerveau déclenche alors les phénomènes physiologiques et psychologiques appropriés à ce qu’il interprète comme ressemblants à la situation traumatique du passé. Selon les expériences que l’enfant sera amené à vivre, il va intégrer ou non une bonne dose de confiance en lui, c’est-à-dire qu’il va savoir ne déclencher ses réactions de retrait que dans les circonstances qui le nécessitent vraiment.

Dre Isabelle Filliozat

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