Mieux communiquer – Quels sont les bases – concepts clés – de la CNV?

In Mieux communiquer - Pilier 4 by Ismail SadkyLeave a Comment

Au lieu de jouer au jeu « Rendons la vie merveilleuse », nous avons été éduqués pour jouer au jeu de « Qui a raison ? « . Ce jeu crée des perdants car il porte en lui deux principes  :

1. la punition : si vous avez tort, vous méritez de souffrir, d’être puni.

2.  la récompense : si vous avez raison, vous méritez une récompense.

On ne donne pas pour recevoir mais pour vivre l’amour qu’on ressent pour l’autre, c’est un don naturel oublié.

Une idée folle : nous pensons que l’être humain est malfaisant par nature et nous avons fait de la violence un divertissement.

Donc un  langage chacal est basé sur un jugement issu d’une morale dans un système exclusivement binaire :

    • qui a raison ? qui a tort ?
    • qui est bon ? qui est mauvais ?
    • qui est normal ? qui est anormal ?

Le mode de pensée chacal engendre de la violence car il est fait de critiques, de manipulations, de définitions et de jugements.

Le langage chacal nie la possibilité de choisir, rejette la responsabilité de ses actions.

Le chacal qui se réfère au langage bureaucratique nie la responsabilité de ses actions car il doit faire ce qu’il  fait :

    • par ordre de ses supérieurs,
    • parce que c’est la politique de l’entreprise,
    • parce qu’il n’avait pas le choix.

Par opposition le langage girafe est le langage du cœur.

Nous pouvons garder à l’esprit que nous avons le choix dans tout ce que nous faisons. Nous ne faisons jamais quelque chose que nous n’avons pas choisi.

Comment communiquer en langage girafe avec quelqu’un qui n’en a pas envie ?

Nous de devrions jamais essayé de changer quelqu’un car nous ne réussirons qu’à créer des résistances.Pourtant, notre éducation nous a appris que si nous ne pouvons pas faire changer quelqu’un, alors nous perdons.Ce mode binaire de gagnant/ perdant, bon/ mauvais, raison/ tort doit être laissé tombé au profit du respect des besoins de chacun en parlant avec le cœur.C’est de la violence de sous-entendre que c’est la faute des autres si nous sommes en colère ou triste.

Quel est l’impact de notre mode de pensée binaire ?

Nous sommes habitués à voir ce qui est mauvais chez les autres, nous succombons facilement à l’image de l’ennemi.

Par conséquent, nous avons du mal à séparer fait et opinion :

  • un fait est une observation d’un comportement concret,
  • une opinion est une évaluation, un jugement, une analyse. Une opinion sous-tend qu’il y a une juste dose pour chaque chose et que les autres sont forcément trop ceci ou pas assez cela.

 Nous devons observer sans juger , c’est un fondement de la CNV.

Se concentrer sur des faits , citer directement les propos de l’interlocuteur sans jugement , supposition ni diagnostic.  Bien remercier  ( merci et s’il te plait ).

Le langage chacal fait de critiques, manipulations, jugements et définitions diminue les chances d’obtenir ce que l’on veut et augmente la probabilité d’actes violents et le chacal a un langage non verbal :

  • Haussement d’épaules
  • Soupirs
  • Coups d’oeil à la montre
  • Coup de coude au voisin
  • Bâillement

Et des mots, expressions favoris :

    • Evaluations et jugement :
      • Il/ elle m’a insulté, il/ elle m’a reproché, il/ elle a crié
      • je pense que tu ( évaluation de ton interlocuteur , le considère fautif )
      • tu te mets en colère quand tu dit ça ….
    • Diagnostic de la situation :
      • Il/ elle est en colère, il/ elle m’en veut
      • nous pouvons exercer un jugement contre nous même ( dépression , culpabilité et honte )
      • un jugement contre les autres amène la colère

Alors que la girafe s’implique a trouver des besoins non satisfait qui se cache derrière le jugement.

En langage girafe, personne ne juge moralement mais tout le monde cherche à savoir si les actes et paroles servent la vie.

Les girafes incitent les chacals à verbaliser :

1. leurs sentiments : comment tu sens-tu ?

        • je me sens frustré, en colère, anxieuse, impatient, tendue, contrarié, impuissante…

2. leurs besoins : quel est ton besoin non satisfait ?

Les girafes doivent être attentives aux évaluations masquées quand les chacals expriment leurs sentiments : les états provoqués par les autres ne sont pas de vrais sentiments.

Par exemple,  rejeté, incompris, utilisé, jugé, critiqué, ignoré, trahi, offensé, humilié. Ces adjectifs trahissent une interprétation par la tête, pas par le cœur.

Nos émotions sont liées à nos besoins et certains sentiments nous préviennent que nous ne sommes plus liés à nos besoins. Nous retournons alors dans le jeu du « Qui a tort, qui a raison ? ». Nous devons reconnaître nos besoins non satisfaits pour communiquer AVEC les autres, pas CONTRE les autres.

Quand nous exprimons nos besoins en langage girafe, nous n’attribuons plus la responsabilité de nos émotions aux autres.

Marshall Rosenberg nous met en garde : il ne faut pas mélanger les besoins et les sentiments, les besoins et les requêtes.

Un sentiment évolue à chaque seconde, les sentiments et les émotions sont dépendants d’un moment précis et d’un lieu.

Une requête claire est une demande qui répond à la question :   » que voulons-nous que les autres fassent ? « .La principale différence entre requête et exigence tient dans la place du non .La requête peut entendre un NON.

L’exigence ne peut pas entendre un NON : le non entraîne automatiquement une punition, une accusation, un reproche, une critique, un jugement.

Un besoin est la raison pour laquelle nous voulons qu’ils le fassent. Les besoins sont communs à tous les êtres humains .

Il faut dire ce que l’on veut et pas ce que l’on veut pas , c’est un langage d’action positif.

Les chacals ne sont que des girafes qui ont un problème de langage.

En conclusion :

  • observer sans juger
  • différencier nos sentiments de nos besoins
  • exprimer nos sentiments et nos besoins
  • identifier nos besoins non satisfaits et ceux d’autrui
  • différencier requêtes et exigences
  • faire des requêtes clairs 
  • éviter les mots qui impliquent une faute de la part de l’autre personne
  • porter la responsabilité de nos actes
  • garder à l’esprit qu’on a le choix dans tout ce que l’on fait

 

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